War Heritage Institute

C’est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de Roger Coekelbergs

C’est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de Roger Coekelbergs (né à Mons le 20 février 1921 - décédé à Woluwe-Saint-Lambert, le 3 mars 2021), docteur en sciences, professeur, résistant et prisonnier politique. Le War Heritage Institute présente ses plus sincères condoléances à son épouse, Madame Roger Coekelberg, ainsi qu’à toute sa famille.

Élève à l’École Royale Militaire, prisonnier de guerre en 1940, Roger Coekelbergs rentre en Belgique le 20 décembre 1940. En janvier 1941 il s’inscrit à l’Université Catholique de Louvain. L’état civil « étudiant » lui servira durant toute la guerre. Déjà en 1941, il est en contact avec le service de renseignements « Luc » qui deviendra ultérieurement « Marc ».

Selon Émile Housiau, président des prisonniers politiques (PP) de Mons, il est la cheville ouvrière de la manifestation du 8 août 1941. Après avoir été enfermé à Breendonk, Roger Coekelbergs fait partie du service « Marc » dont il devient un des dirigeants. En 1942, avec l’aide de Georges Scholl, il crée, dans le Hainaut au départ de Mons, un réseau particulièrement efficace. En 1944, à la libération, il rejoint l’armée américaine et fait la campagne d’Allemagne. Un peu avant la fin de la guerre, il rejoint la 4e Brigade belge. Pour son activité dans les services de renseignements, il reçoit le titre de capitaine ARA (Agent de Renseignement et d’Actions).

En 1945 il est rappelé à l’École Royale Militaire pour y terminer ses études interrompues en 1940. Il fera une carrière de 40 ans dans cette institution, successivement comme répétiteur, chargé de cours et professeur. Il devient aussi Docteur en Sciences (groupe des Sciences Chimiques) en 1951 et est couronné par l’Académie des Sciences (prix Frédéric Swarts pour la période 1950-1952).

Durant sa carrière académique, il mène une importante activité scientifique, aussi bien en Belgique qu’à l’étranger. Il est également conseil scientifique dans l’industrie chimique, particulièrement à UCB.

Fin 1999, avec quelques collaborateurs et l’aide du ministre de la Défense, Monsieur André Flahaut, il réalise la rénovation du Fort de Breendonk, devenu Mémorial National par la loi de 1947. En 2000, il devient président du Mémorial de Breendonk et ensuite président d’honneur de Breendonk.

Roger Coekelbergs venait de fêter ses 100 ans. Il était l’un des derniers « survivants de Breendonk ». RIP.